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Pour mettre au point son système novateur, le jeune homme, qui travaille seul et s’occupe d’environ une trentaine de paires par jour, a dû chercher différentes techniques et utiliser des produits spécifiques en fonction des matières et de la salissure à enlever. Seule constante : « Je ne passe jamais les chaussures à la machine à laver ». Pour retrouver vos chaussures en bon état il vous en coûtera entre dix et vingt euros et deux jours de patience.Il est également possible de demander une personnalisation de vos baskets pour les rendre uniques. Il suffit d’expliquer à Brandon ce que vous attendez de lui et l’artiste se chargera de les décorer à la main. Comme ce client qui lui a demandé de customiser ses chaussures fétiches avec le logo d’une marque de vêtements.Que celui qui n’a jamais acheté une paire de sneakers jette la première pierre… La basket de sport est devenue un véritable phénomène de mode au fil des années. Et certains n’ont pas attendu que la sneaker devienne tendance pour en tomber amoureux.

Cyril, Driss et Aubin ont attrapé la fièvre très tôt, le trio collectionneur de sneakers est à l’origine du musée installé dans la galerie Dutsi rue Pastoret (6e). A eux trois ils cumulent plus de 600 paires allant des années 1970 aux années 2000, dont certaines sont donc exposées au Sneakers Museum.Ligne 9, direction Pont de Sèvres. Le métro file entre les stations République et Strasbourg-Saint-Denis. Dans la rame, Julie anticipe sa descente et s’avance vers la porte. Soudain, à travers les vitres, des bulles d’air géantes rouges et bleus se dessinent dans le tunnel, accompagnées de lumières furtives. Puis, un logo Nike flashe la rétine. Durée de la scène: Cinq secondes.  Si certains ne s’aperçoivent de rien, Julie, elle, s’interpelle. «Je me suis demandé ce que c’était. Je n’avais jamais vu ça avant. Ça intrigue, ça attire. J’ai cru à une résidence d’artistes. Dans tous les cas ça fonctionne même si je n’achèterai pas de Nike», lâche cette trentenaire, en descendant du métro. Sur les réseaux sociaux, aussi, le phénomène opère.

Car depuis le 19 mars, la marque de streetwear Nike s’est installée dans une des huit stations de métro fantômes parisiennes: L’arrêt Saint-Martin. Et ce, jusqu’à jeudi, qui marquera les 28 ans d’une des célèbres paires de basket du groupe. Une grosse opération marketing dans cette station désaffectée qui tend aussi de plus en plus à se convertir en décors de publicité furtive et éphémère.De Prometheus à Nike: Saint-Martin, «le quai de la publicité»Ouverte en 1928 et fermée en 1939, la station Saint-Martin est située dans les 3e et 10e arrondissements. Après une fermeture temporaire pendant la guerre, la station Saint-Martin a été définitivement fermée après la Libération, à cause de sa proximité trop importante avec celle de Strasbourg-Saint-Denis. Mais en 2009 ces quais ont servi pour H&M, ou encore en 2012 à la promotion du film Prometheus de Ridley Scott. Et depuis, la RATP via sa régie publicitaire Média Transports, «propose» de plus en plus ce quai à la «location» comme un espace publicitaire.